L’écriture inclusive

Pourquoi est-ce que nous utilisons l’écriture inclusive sur lexiris.fr ?

Parce que nous souhaitons contribuer à une société plus juste et égalitaire, nous faisons au mieux pour utiliser l’écriture inclusive.

Sans doute parfois maladroitement 🤭
Aussi, sans entrer dans le débat – car nous ne sommes pas là pour ça –, si vous trouvez ou imaginez de plus belles tournures ou encore des mots épicènes non masculinisantes, nous prenons avec plaisir ! >> Contactez-nous <<

Certaines nous diront que nous faisons fi des règles élémentaires de notre grammaire, qui offre la possibilité d’un genre neutre porté par le masculin...

Et en effet, à l’école on m’a bien appris que «  le masculin l’emporte sur le féminin  ».

Non seulement, je l’ai cru, mais je l’ai aussi intégré comme un état de fait.
Je me suis construite intellectuellement autour de cette idée-là.
J’ai même trouvé et pris ma place dans le monde à partir de cette hypothèse-là...

Depuis, des travaux ont été menés montrant à quel point cette invisibilisation de la moitié du monde nous faisait du tort à nous, les femmes 🙈

Or, cela n’a pas toujours été le cas, comme le montre très bien l’historienne de la littérature Éliane Viennot.

Jusqu’au XVIIe siècle, cette règle n’existait pas.
Les accords s’effectuaient selon la règle de proximité (l’adjectif s’accorde selon le genre et le nombre du nom le plus proche) ou la règle de la majorité (s’il y a plus de femmes que d’hommes dans l’assistance, le féminin l’emporte).

Les mots autrice, défenseuse, écrivaine, proviseuse, professeuse, rapporteuse existaient depuis des siècles

Jusqu’à ce qu’un académicien de la langue misogyne assumé, Claude Favre de Vaugelas, en 1647, décide 1° que le genre masculin devait désormais l’emporter sur le genre féminin, car il serait « réputé plus noble », et 2° qu’il en convainque l’ensemble de cette assemblée (d’hommes, faut-il le préciser ?)

Mais le neutre au masculin n’est pas « neutre » 😈

Il fait juste disparaitre les femmes « non seulement des textes, mais des esprits » dit Éliane Viennot.

🔰 Bon, je ne suis pas une spécialiste de la question, mais j’apprends.
Voici quelques ressources

Je vous serais reconnaissante de m’aider à progresser en ce sens en me proposant les vôtres 😀

Quelques ressources pour aller plus loin :

>> Accessible en ligne :

Le site d’Éliane Viennot : http://www.elianeviennot.fr

Consultez et téléchargez le Guide pratique du Haut Conseil à l’Egalité : Pour une communication sans stéréotype de sexe (PDF) :
http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr

>> Les livres :

Éliane Viennot, Le langage inclusif : pourquoi, comment, Éditions iXe, 2018, 15 euros
Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française, Éditions iXe, nouv. éd. augmentée, 2017, 14 euros

>> En Podcast :

L’émission France Culture Signes des temps « L’écriture inclusive, pourquoi ? » (juin 2019)

Toujours sur France Culture, dans Concordance des temps : « La féminisation des mots : portée d’une querelle » (décembre 2018)


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